QUAND LE CHOIX DE VANCOUVER PREND SA JUSTIFICATION, MÊME SI...

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Mis à part le fait que le tennis n'est pas et ne doit pas être exclusivement réservé pour Montréal et pour Toronto, déjà gâtées par la Coupe Rogers, et que la décision de Tennis Canada d'opter pour Vancouver est tout a fait correcte, j'aurais ardemment souhaité voir la Coupe Davis à Montréal cette fin de semaine.  
Je sais que vous êtes nombreux et nombreuses de cet avis.
Comme disent les Chinois, c'eut été un « naturel » cette présence de la France en ville pour la première présence du Canada au Groupe mondial depuis 2004, entre autres pour les affinités culturelles. Même le Centre Bell était intéressé.
Mais le tirage des matchs jeudi donne raison à Martin Laurendeau et à ses joueurs, dont son vétéran Daniel Nestor, à qui, précisons-le, Tennis Canada et son président Michael Downey ont laissé l'entière liberté pour le choix du site, ce qui les honore puisqu'ils auraient pu engranger plus de $$$ ailleurs étant donné que l'aréna de l'université BC ne fait environ que 5 000 places bien cordées.
Capitaine de l'équipe, Martin m'a expliqué dix fois au moins la stratégie favorisant Vancouver durant nos conversations régulières.
« Il faut profiter de l'avantage que nous avons en tant que pays hôte pour déstabiliser nos rivaux comme ça se passe partout pour la surface et l'environnement. À Montréal, qu'ils connaissent parfaitement, les Bleus se seraient sentis comme dans leur salon. Se rendre à Vancouver pourrait en décourager quelques-uns, surtout que les Français disputent un tournoi à Montpellier la semaine auparavant », donnait-il comme explications à propos de l'importance du détail.
La méthode a fonctionné, comme le démontre la décision du capitaine Guy Forget, qui remplace son 13e mondial Gaël Monfils (dont le genou n'est pas parfait) par le 35e Julien Benneteau en ouverture contre Milos Raonic ce soir.                     
On aura beau dire que les classements ne signifient plus rien en Coupe Davis sauf que...
Malgré toute sa confiance en Benneteau, Forget aurait sûrement été plus confortable avec Gilles Simon (12e) et Richard Gasquet (16e) qui ne sont pas là, que ce soit en raison du long déplacement au-dessus du cercle polaire ou pour d’autres motifs.
Autre affaire, Benneteau aura moins de temps de récupération avant de disputer le double avec Michael Llodra demain après-midi.
 
RIOS À MOINS 35
Bien que la partie se joue entre les lignes, le juste choix d'une ville plutôt qu'une autre a auparavant très bien servi le Canada en Coupe Davis.
« Une année, contre le Chili, ce qui n'était pas de tout repos avec Marcelo Rios, alors numéro un, nous avions pris la direction d’Edmonton... en hiver », rappelle Laurendeau.
Je me souviens qu'il faisait moins 35 et je n'exagère pas. Rios avait passé sa semaine à geler et à grelotter dans son survêtement d'équipe. Eh oui, nous avions gagné », se souvient-il.
VINGT ANS DÉJÀ!
Pour revenir à Vancouver, force est d'admettre que c'est à cet endroit que le Canada a d'ailleurs failli causer sa plus grosse commotion en Coupe Davis.
C'était contre la Suède.
Contre absolument toutes attentes, et même les siennes, le Canada s'était emparé d'une avance de 2-0 après le premier jour grâce à un grand sec encore imberbe qui avait battu Stefan Edberg, lequel trônait aussi au sommet du classement mondial.
Son nom était Daniel Nestor et un hommage spécial lui a été rendu jeudi, notamment par Edberg présent grâce à la technologie vidéo, pour souligner le 20e anniversaire.
À MONTRÉAL AU DÉBUT AVRIL ?
Notre deuil pourrait ne pas être très long en ce qui concerne les prochaines rencontres de la Coupe Davis de cette année. 
Eugène Lapierre, grand « boss » du tennis au Québec, fait partie de la délégation à Vancouver et ses plans qui n'ont pas changé.
Si jamais le Canada l'emportait ce week-end, ce qui n'est pas impossible, il propose tenir le quart de finale à Montréal, au début du mois d'avril.
Ce serait alors contre Roger Federer et la Suisse, à la condition que ces derniers renversent la vapeur contre les États-Unis. 
Après tout, il est toujours permis de rêver. 
Enfin, j'estime les chances de victoire à 70-30, même si la France est quatrième mondiale et que le Canada n'a jamais remporté un tour au Groupe mondial. Évidemment, c’est à la condition que Milos Raonic soit dans sa bulle.
          
Le Milos n'a pas connu une très bonne semaine de préparation. Nerveux comme un lièvre, Vasek Pospisil a fait venir d'urgence son entraîneur Frédéric Niemeyer.
 
LA SUISSE EN ÉTAT DE CHOC
Comme coup de théâtre, il ne se fait guère plus percutant.
Je parle de cette très rude journée pour la Suisse et Roger Federer qui tirent de l'arrière 0-2 devant les États-Unis sans Andy Roddick.
Après avoir gagné la première manche, Federer a concédé les trois suivantes face à John Isner, 16e mondial.
Pis encore, la Suisse joue chez elle et sur la terre battue qu'elle a choisie et se retrouve à une seule défaite de l'élimination.
Stan Wawrinka s'était fait malmener en ouverture pour perdre à la limite de cinq manches contre Mardy Fish.
On ne radote pas en mentionnant qu'il n’y a jamais rien de garanti en Coupe Davis.
Voici d'autres résultats au Groupe mondial :
 
ESPAGNE 2;  KAZAKHSTAN 0
AUTRICHE 2;  RUSSIE 0
ARGENTINE 2;  ALLEMAGNE    0
SERBIE 2;  SUÈDE 0
JAPON 1;  CROATIE    1
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 2;  ITALIE 0

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