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Peut-être vous souvenez-vous d'une chronique de Coupe Davis Canada-Israël, l'automne dernier, avec Eugène Lapierre, qui suggérait d’organiser une coupe planétaire.
Si on revient sur le sujet, c'est que l'idée fait du chemin.
Capitaine de l'équipe américaine, Jim Courier est 100 % d'accord.
Dans son édition de fin de semaine, le quotidien sportif L'Équipe demande en gros titre si le moment n’est pas venu de « dépoussiérer la Coupe ».
Des changements sont survenus depuis sa création en 1900 par les étudiants d'Harvard qui ont d'abord institué une rencontre USA-Grande-Bretagne, à Boston.
D'autres pays se sont greffés par la suite.
La dernière modification remonte à 2001 avec l'établissement des zones et du Groupe mondial pour l'élite.
Mais comme il faut se moderniser dans tout, il est temps de bouger au tennis.
J'ai joint à Vancouver le grand patron de la Coupe Rogers de Montréal et du Centre national pour m'assurer de sa vision.
Il m'a reconfirmé l'idée de créer un méga tournoi de type Coupe du monde au soccer.
Et c'est exactement ce que Courier souhaite.
Lui aussi trouve que la Coupe Davis est compliquée dans son modèle actuel.
Les rencontres durant quatre semaines par année (une par saison, jusqu'à la finale au début de décembre) avec de grands écarts de temps sans vraiment savoir qui affronte qui sont difficiles à suivre à moins de s'installer sur le site internet de la Fédération internationale pour le mémoriser.
La comparaison n'est si tirée par les cheveux.
Courier aussi déplore les temps morts.
Sa suggestion est de présenter au préalable une qualification d'une semaine et d'enchaîner avec une grande réunion de deux semaines entre les principales nations.
À l’instar de Courier, Lapierre préconise le choix d’un seul endroit en fin d’année.
De cette façon, la Fédé internationale et l'ATP ne pourraient vraiment s'opposer, car les deux élimineraient ainsi une semaine au calendrier, que les joueurs trouvent d’ailleurs trop lourd.
Cela dit, on est loin de la coupe aux lèvres.
Eugène Lapierre était assis à côté du président de la Fédé française lors du souper protocolaire l'autre soir et ce dernier n'était pas chaud du tout à l'idée. La formule actuelle lui convient.
Aux assemblées du tennis entre les promoteurs et les directeurs de tournois, on parle de la possibilité d'une nouvelle Coupe qui règlerait un tas de problèmes, mais il n'y a pas de plan sur la table. Du moins pas encore.
En attendant, l'idée chemine.
NON, NON, LE CANADA N'A PAS DE DÉPISTEUR AILLEURS
Toujours dans nos lectures de L'Équipe, un des reporters dépêchés à Vancouver demande si le Canada possède et opère une super filière de détection dans les pays de l'Est.
Il rappelle que Daniel Nestor est né à Belgrade. Son nom complet est Danijel Nestorovic, ce que l'on ignorait, très franchement.
Il souligne que Milos Raonic a vu le jour au Monténégro et que Vasek Pospisil possède des parents tchèques, bien qu’il soit natif de la Colombie-Britannique.
« Pourquoi ces racines si loin? », demande le quotidien sportif... en prenant soin d'obtenir des réponses.
« C'est un hasard », dit Louis Borfiga, le grand patron de l'élite et du développement à Tennis Canada.
« C'est le Canada », soutient Martin Laurendeau avec le sourire. « Nous sommes un pays où il y a beaucoup de place, vous savez. Bien qu'ils soient d'origines européennes, nos joueurs sont tous des Canadiens pure laine », insiste-t-il.
En effet, Nestor et Raonic sont arrivés ici, avec leur famille bien sûr, alors qu'ils avaient encore la couche aux fesses ou presque.
Nestor aussi a répondu au « mystère » avec une explication allant dans une autre direction.
« C'est culturel. Les Canadiens vont naturellement vers le hockey. Comme j'étais timide et pas très costaud plus jeune, j'ai choisi le tennis », indique-t-il.
« Vive les échanges » a aussi fait ses recherches et cela vous fera sourire, le tennis français a lui aussi ses couleurs internationales.
Le capitaine Guy Forget est né au Maroc. Et, à l'exception de Michaël Llodra, tous leurs joueurs à Vancouver ont établi résidence en Suisse.
POPULAIRE, LE JO-WIL!
Ne doutez jamais de la popularité de Jo-Wilfried Tsonga.
« J'atteins 200 000 fans (lire des amis) sur ma page Facebook depuis le week-end dernier », écrit-il sur son site personnel.
Il commente aussi sa nouvelle coiffure de style iroquois.
« J'avais besoin de nouveauté. Je fais méchant. Ce n'était pas le but, mais c'est tant mieux », ajoute-t-il.
RÉJEAN GENOIS SE SOUVIENT...
Les temps ont bien changé au tennis et c'est tant mieux.
Raquette numéro un du Canada en Coupe Davis de 1974 à 1983, Réjean Genois rappelait en entrevue avec Michel Desautels cette semaine à Radio-Canada que l'équipe de quatre joueurs avait reçu 1 000 $ pour le groupe afin de se loger et de se nourrir pendant deux semaines au Mexique, en 1976.
« Le budget était tellement serré que notre capitaine Don Fontana n'était arrivé que trois jours avant le début des rencontres », se souvient-il.
Bon prince, Genois est toutefois riche en souvenirs. On va s'en reparler plus longuement, c’est promis.
En attendant, sachez qu'il est toujours président « à vie » de la Fédé québécoise.
MARTIN LAURENDEAU... EN FAMILLE
Le capitaine canadien Martin Laurendeau reçoit de l'agréable visite cette semaine.
Il s'agit de ses parents, qu'il a invités pour les matchs.
« Il s'agit de leur première expérience en Coupe Davis. Et c'est mérité. Évidemment que je n'aurais jamais connu cette carrière sans leur appui », déclare celui qui compte plus de 25 ans de loyaux services au sein d’Équipe Canada, comme joueur d'abord, entraîneur par la suite avant de devenir capitaine.