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S'il vous plaît, pas de panique après cette défaite du Canada à Vancouver, même s’il reste toujours en quête d'une première victoire au Groupe mondial de la Coupe Davis depuis la formule actuelle instaurée en 2001
Le revers est certes décevant lorsque le numéro un tombe avant le combat, mais le résultat de 4-1, lui, n'a rien de gênant.
Soyons réalistes, la France représente une méga-puissance avec le luxe de réunir quatre joueurs du Top 20 en simple et un autre, 5e en double, comme boni.
TICKET VERS LA FINALE
Une prédiction : les Bleus iront loin cette année. Les étoiles sont alignées comme rarement cette fois.
Même s'il est tôt pour leur décerner la Coupe, il est tout à fait logique de les voir en finale.
Les prochains rivaux en quarts seront les États-Unis, qui ne représentent plus la menace de l'ère de John McEnroe, même s'il faut leur accorder le considérable mérite d'avoir sorti ce week-end Roger Federer et les Suisses, 5-0, chez eux par surcroît.
En demi, ce serait l'Espagne.
Vous me direz que les Hispaniques sont champions en titre et qu'ils n'avaient fait qu'une bouchée des « Cousins » l'an dernier.
Mais la donne a immensément changé sans Rafael Nadal et David Ferrer qui prennent congé cette année pour se concentrer sur les Olympiques et le Grand Chelem.
Un autre atout pour la troupe du capitaine Guy Forget est que les affrontements contre les États-Unis et l’Espagne se dérouleront à la maison à chaque occasion avec les immenses avantages que représente le choix de la ville et plus important, de la surface. Et que dire du soutien de la foule partisane?
RAONIC : MALCHANCEUX OU...
Revenons au rendez-vous de Vancouver.
Bien sûr que le forfait de dimanche de Milos Raonic contre Jo-Wilfried Tsonga a fait mal à la bande du capitaine Martin Laurendeau et au spectacle.
Le combat poids lourd tant attendu n'a jamais eu lieu en raison de la blessure de Raonic. Le point échappé en double samedi par Raonic et Daniel Nestor n'a pas aidé, même s'il faut avoir l'honnêteté de reconnaître que Julien Benneteau et Michaël Llodra auraient battu n'importe qui dans cet état de grâce.
Et même si le Canada avait divisé ces rencontres pour se rendre à 2-2, cela n'aurait pas suffi avec Gaël Monfils beaucoup trop redoutable pour Vasek Pospisil au cinquième match décisif.
Parlons de Raonic, qui avait été impeccable (24 aces) contre Benneteau vendredi.
Après la hanche à Wimbledon au début de l'été dernier qui lui a fait gaspiller quatre mois, voilà que c'est maintenant le genou qui cède à un autre moment vraiment inopportun.
Je comprends que lui et son clan omniprésent n'aient pas voulu courir le risque d'aggraver quoi que ce soit. Il faut protéger le calendrier de la mi-février.
Souhaitons toutefois que Raonic n'ait pas développé un syndrome de fragilité physique malgré son solide gabarit et qu'il soit plus malchanceux que délicat.
L'EXPÉRIENCE COMPTE AUSSI
Très franchement, le Canada n'a pas raison de se sentir déprimé même si « LE » rêve doit encore attendre.
« Avec toutes les grandes nations qui sont tombées vite cette année, on aura eu au moins la satisfaction d'avoir étiré le suspense jusqu'au dimanche », a mentionné Laurendeau.
NDLR Quatre des huit rencontres de la catégorie dite élite ont été réglées en trois matches. En plus de la Suisse, il y a la Russie qui a été couchée au compte de trois contre l'Autriche.
On évoquait tantôt les écarts des classements, mais il y a l'expérience que le Canada doit acquérir avec la plus jeune formation.
Raonic et Pospisil ont chacun 21 ans alors que Tsonga et Monfils en font 26 et 25.
Un an représente presque une éternité au tennis sur le plan du développement et de la maturité, imaginez quatre ans et demi en moyenne à la faveur des Bleus…
Enfin, le Canada n'a pas fini son année pour autant en Coupe Davis.
Si la confrontation contre la France a permis de mesurer où se situe le Canada et de constater les ingrédients qui manquent à la recette gagnante, la vraie bataille épique, celle à ne pas perdre, reste à venir.
Ce sera à la mi-septembre en ronde éliminatoire pour établir qui va demeurer en compagnie des grandes dominations ou sera chassé du club sélect en 2013.
Même si les prochains opposants et le pays hôte ne sont déterminés qu’en avril, il existe déjà une certitude incontournable.
« Pas question de quitter le Groupe mondial; il faudra gagner absolument », n'en démord pas Martin Laurendeau.
Bref, ce sera « à la prochaine fois! » comme un personnage célèbre a déjà dit chez nous!
Au moment d'écrire ces lignes, Milos Raonic est toujours inscrit cette semaine au tournoi de San Jose qu’il a gagné l'an dernier.
RETOUR AU JEU D'ALEKSANDRA
Vous avez été nombreux à vous informer de l'état de santé d'Aleksandra Wozniak depuis qu'elle a dû quitter la Fed Cup afin de revenir passer des examens à un os du pied.
Sachez qu'elle va très bien. Les médecins n'ont rien décelé.
Mieux encore, Aleksandra est à Doha pour participer à un tournoi du WTA doté de 2,1 millions $.
Classée 85e cette semaine, elle a gagné ses deux rencontres de qualification avant de s'incliner malheureusement en deux manches de 6-3 devant l'Américaine Varvara Lepchenko (114e) au premier tour du tableau principal.
La nouvelle reine Victoria (Azarenka) est la tête de série numéro un.