- May 2012 (4)
- April 2012 (5)
- March 2012 (11)
- February 2012 (20)
- January 2012 (18)
- December 2011 (8)
- November 2011 (11)
- October 2011 (9)
- September 2011 (20)
- August 2011 (23)
Parler d'une journée en deux temps résume très bien la journée d'ouverture de la confrontation France-Canada à Vancouver.
Après que Jo-Wilfried Tsonga eut dominé le pauvre Vasek Pospisil, Milos Roanic en a fait tout autant de Julien Benneteau par la suite pour niveler le pointage 1-1.
Benneteau, 35e mondial, remplaçait Gaël Monfils, 13e, dont le genou a besoin de repos.
Avec la qualité de son jeu, Raonic, 29e, l'aurait très probablement battu aussi grâce à l'efficacité de son service (24 as) et de ses retours.
Raonic a limité les erreurs au minimum pour l'emporter 6-2, 6-4 et 7-5.
Quant même surprenant compte tenu qu'il n'avait pas connu une grande semaine de préparation, selon nos espions
Benneteau a dû souvent prendre de grandes respirations.
Ce n'est pas tant qu’il était essoufflé de courir des deux cotés du court, mais essoufflé de voir les balles lui passer comme des plombs.
On sait tous que le bombardier de Thornhill sait frapper, mais il a aussi impressionné par sa maturité.
En plus d’être intense sur un court, il semblait toujours en parfaite maitrise de la situation.
« Il fallait imposer le tempo et plus important encore, je devais mettre la pression, ce que je suis très heureux d'avoir accompli », de commenter Raonic à sa troisième victoire dans ses quatre derniers matches en Coupe Davis.
LE DOUBLE GAGNE EN IMPORTANCE
Le capitaine canadien Martin Larendeau était un homme immensément soulagé lorsque l'arbitre a annoncé, jeu, manche et match Canada.
Une défaite de son joueur numéro un aurait pu être catastrophique.
Plutôt qu'un déficit de 0-2, tout reste à décider à 1-1.
Le double demain sera crucial.
« Rien de moins que 80% des équipes qui enlèvent le double remportent l'affrontement », affirme Laurendeau.
Ce sera donc Michaël Llodra et Benneteau, prévu pour être de retour en action contre Daniel Nestor, le doyen à 39 ans et 41 sélections, jumelé à Raonic en feu ou Pospisil en petits morceaux.
Les capitaines ont jusqu'à une heure avant la partie pour procéder à un changement.
N'AYEZ PAS LA MÉMOIRE SI COURTE
Il est impossible ne pas avoir une très bonne pensée envers Pospisil, sorti du terrain par Tsonga dans un verdict sans appel de 6-1, 6-3 et 6-3.
Natif de la Colombie-Britannique, le 115e mondial devait penser à cette soirée depuis des semaines parce qu'il allait évoluer devant parents, famille et amis.
On sait que le défi était colossal contre Tsonga, parfait ou presque.
« Être 6e du monde sert aussi à cela », a-t-il mentionné, tentant de bien faire comprendre que Pospisil ne jouait pas contre n'importe qui.
S'il-vous-plait, ayez un peu d'indulgence envers le jeune.
Ce n’est pas bien d'avoir la mémoire si courte.
Souvenez-vous que c'est grâce à Pospisil si le Canada fait partie du Groupe mondial actuellement à la suite de son brio en Israël au mois de septembre dernier.
Après le double, les simples reprennent dimanche. Attendez-vous à ce que Monfils ressorte sa raquette.
Toute une fin de semaine en perspective.