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Quoiqu'il arrive à Vancouver d'ici dimanche soir et le reste de l'année, vous devez immédiatement inscrire son nom dans le grand livre de la riche histoire de la Coupe Davis, chez lui, en France.
On parle de Guy Forget.
Il est déjà trois fois vainqueur du saladier d'argent, deux fois comme joueur et une autre fois dans le rôle de capitaine.
En 1991, il avait provoqué une fête digne du 14 juillet dans l'Hexagone en surprenant Pete Sampras, alors numéro un mondial, pour assurer une première Coupe à la France après 59 ans d'attente.
Toujours est-il que la fin approche pour Forget dans ces grandes rencontres internationales. Et c'est sa décision.
À 47 ans, il a déterminé que 2012 était sa dernière année. Il est devenu entre-temps directeur du Masters Paris-Bercy l'automne dernier.
Bien coté par la Fédé française, cette dernière veut lui accorder un poste à Roland-Garros.
Bref, Forget sera autant engagé, mais différemment. L'important est qu'il y reste.
LE CANADA PRIS AU SÉRIEUX BIEN QUE...
On ne pourra jamais blâmer Forget d'espérer et de vouloir faire ses adieux dans la gloire, ce qui devra commencer par un gain à Vancouver au premier tour du Groupe mondial.
Force est d'admettre qu'il est en voiture avec Jo-Wilfried Tsonga (6e mondial) et Julien Benneteau, 35e, plutôt que Gaël Monfils (13e) versus son vis-à-vis Martin Laurendeau, qui aligne en simple Milos Raonic et Vasek Pospisil, lesquels sont 28e et 115e. C'est plus égal ou équilibré en double, les pivots étant Daniel Nestor (3e) et Michael Llodra (5e).
Malgré les écarts (et aussi compte tenu de son expérience), Forget ne joue pas les fanfarons, même si le Canada n'a jamais remporté un tour au groupe d'élite dans l'ère moderne. Ce n'est pas sa personnalité de toute façon.
« Même si nous sommes plus forts sur papier, il faut être préparés. La Coupe Davis est une compétition tellement différente. Jouer à la maison ou ailleurs peut tout changer dans l'ambiance. Je le sais, car nous (ses Bleus) avons battu des équipes plus puissantes dans le passé », poursuit le capitaine arrivé dans l'Ouest canadien depuis vendredi dernier.
Il redoute la foule qui, parfois, change la donne et l'issue.
Même s'ils sont 200 dirigeants et partisans à avoir fait le long voyage de Paris, ils seront 5 000 « Canucks » dans l'aréna (de hockey) de l'université UBC.
« Nous savons que Milos, Daniel et leurs amis sont capables de jouer. Et si jamais ils jouent à leur potentiel et que le public s'implique, tout risque de se compliquer. Les Canadiens sont à prendre très au sérieux », d'insister Forget.
Oui, oui, la France respecte le Canada.
La meilleure citation vue ou entendue est celle de Jean-François Poirier qui effectue du bon travail à l'émission du matin de Radio-Canada.
Il a cité Forget qui a dit : « La dernière chose que je veux est de retourner à Paris avec comme accueil une soupe à la grimace! », ont été ses propos.
AMÉLIE POUR UNE PREMIÈRE
Je sais que Guy Forget n'apprécie pas les spéculations amorcées à propos de sa succession. Il ne veut surtout pas créer de distractions au sein de sa formation.
N'empêche que des noms circulent évidemment.
Oubliez le retour de son prédécesseur Yannick Noah. L'ex-champion, reconverti chanteur, est plus intéressé par le classement des ventes de CD et de billets de spectacles que celui de l'ATP.
Noah s'est barré les pieds l'automne dernier dans une chronique signée dans Le Monde sur le dopage sportif. Sa Fédé a dû intervenir... pour rétablir certains faits.
Henri Leconte a levé sa main, mais pas Fabrice Santoro.
Amélie Mauresmo, double titulaire à Montréal, figure sur la liste des experts. Connaissant son cran, ne soyez pas surpris qu'elle devienne la première fille à diriger les gars, si jamais une offre officielle lui était faite.
LES JEUX SONT FAITS!
Pour votre info, les rencontres commencent à 17 h (heure du Québec) vendredi et les deux jours suivants. Attendez-vous à veiller tard, ceux-ci étant d'une durée de cinq manches.
Un rappel : Sportsnet et TVA Sports sont les diffuseurs. Paul Rivard et Simon Larose feront la paire en français.
Le pays victorieux du duel France-Canada affrontera en avril le gagnant entre les Américains et la Suisse.
Misez sur la Suisse avec Roger Federer à Fribourg et Andry Roddick de même que Mike Bryan (en double) qui sont absents.
Le pays perdant attendra à la mi-septembre pour les matchs de barrage. Ce sera après les Internationaux des États-Unis, à New York.
Lors du tirage des matchs à Vancouver jeudi, il a été décidé que sera Jo-Willfried Tsonga contre Vasek Pospisil. Ils seront suivis de Milos Raonic contre Julien Benneteau en remplacement de Monfils. Celui-ci sera de retour dimanche si nécessaire.
Les rivaux seront inversés dimanche.
En double, on verra Michael Llodra et Julien Benneteau contre Daniel Nestor et Vasek Pospisil.
Le capitaine Martin Laurendeau attend les résultats de la veille pour choisir entre Raonic et Pospisil.
Bon tennis!