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Les dimanches se suivent, mais ne se ressemblent pas vraiment pour Milos Raonic.
Une semaine très exactement après son décevant désistement provoqué par un genou suspicieux lors de son match contre Joe-Wilfried Tsonga en Coupe Davis, à Vancouver, ce qui assurait la victoire de la France au premier tour du Groupe mondial malgré toute la bonne volonté de Frank Dancevic appelé comme remplaçant, Raonic a remporté, hier, la finale du tournoi SAP de San Jose.
Les comptes ont été de 7-6 (3) et 6-1 contre Denis Estomin, en une heure et 19 minutes.
Tant mieux pour Raonic, impeccable au service. Estomin n'a réussi que trois petits points sur les trente premiers engagements réussis du bombardier de Thornhill, en Ontario!
Cela dit, il est impossible de ne pas avoir une pensée pour le capitaine canadien dans les circonstances si on revient d'une semaine dans le temps.
Bien sûr que Tsonga, 6e mondial, n'est pas Estomin, 61e.
Mais qui sait ce qui serait arrivé si Raonic avait pu se rendre sur le court?
L'histoire de la Coupe Davis déborde de surprises et peut-être que le Canada se préparerait maintenant à recevoir les États-Unis en quarts de finale au début avril, possiblement à Montréal, plutôt que devoir ronger son frein jusqu'en septembre avant les rencontres de barrage.
IL VOULAIT JOUER, MAIS…
La tournure encore plus enrageante pour la Coupe Davis est qu'une échographie ne pouvant fournir suffisamment d'informations a provoqué la situation que l'on sait au sein du clan Raonic.
Plutôt qu'une déchirure de quatre millimètres telle que redoutée, il s'agissait d'une inflammation.
Raonic a admis après une autre batterie de tests à San Jose lundi qu'il aurait pu jouer en avalant un antidouleur ou deux.
Mettons que cela a fonctionné ces derniers jours.
Il n'a jamais perdu son service.
On a joint le capitaine canadien Martin Laurendeau. Il se porte entièrement à la défense de son joueur numéro un même si certains ont craint que le jeune homme de 21 ans place peut-être ses intérêts personnels avant ceux de l'équipe d'autant plus que SAP est son commanditaire principal.
« Ce qui est survenu en Coupe Davis est plate pour Milos et pour tout le monde. Ç’aurait été un très bon face à face contre Tsonga », reconnaît Laurendeau.
« Il faut attendre entre 24 et 48 heures, soit le temps que l'enflure disparaisse, pour des résultats fiables pour ce type de blessure, ce que Milos ne pouvait faire avant San Jose », a-t-il dit.
« J'étais là lorsque la décision a été prise. Milos voulait jouer. Mais dans l'incertitude, on n'allait pas risquer de lui faire perdre encore de longs mois comme lors de sa blessure à la hanche l'année dernière. Le Canada compte sur une équipe qui est là pour longtemps en raison de son jeune âge. Et pour gagner, nous avons besoin d'un Milos en santé pour longtemps », de terminer Martin Laurendeau.
On comprend pourquoi le capitaine est aussi populaire auprès de ses joueurs!
PAS UNE, MAIS DEUX PREMIÈRES
Revenons à San Jose. Milos Raonic a accompli beaucoup... une semaine plus tard ou trop tard, selon le point de vue.
Il devient le premier au circuit international à remporter deux titres en 2012 après avoir conquis celui de Chennai au début janvier.
Il n'a subi qu'une défaite (contre Lleyton Hewitt, à Melbourne) depuis le début de l'année.
Il devient aussi le premier depuis Andy Murray en 2006 et 2007 à réussir le doublé à San Jose.
En plus de ses gains pour la semaine, qui ont été de 98 485 $ (contre 56 485 $ pour le finaliste Estomin), il a aussi récupéré ses 250 points ATP de l'an dernier qu'il aurait perdus s'il avait dû s'absenter.
Et ce n'est pas fini.
Après San Jose, Milos Raonic prend la route de Memphis pour une autre rude semaine. Il avait été finaliste devant Andy Roddick en 2011.
ENTREFILET...
Félicitations à Erik Chvojka pour son titre en série satellite grâce à deux victoires en trois manches dans la chaleur australienne… Aleksandra Wozniak n'est plus qu'à un tour du tableau principal au grand circuit après Melbourne et Doha cette année... Enfin, Roger Federer a passé Juan Martin Del Potro au savon en moins d'une heure et demie (6-1 et 6-4) lors de la finale de Rotterdam dimanche… Victoria Azarenka a enlevé la palme du côté féminin à Doha.